Lorsque la pension et les aides publiques ne suffisent pas à couvrir le coût mensuel d'une maison de repos, la vente du domicile est souvent la première piste envisagée. C'est une décision lourde de conséquences, qu'il convient d'examiner sous tous ses angles avant d'agir.
Vendre : avantages et inconvénients
La vente libère immédiatement un capital important qui peut couvrir plusieurs années de séjour. Mais elle est irréversible et peut susciter des tensions familiales, notamment lorsque des enfants espéraient hériter du bien. Elle peut également affecter le montant de certaines aides soumises à conditions de revenus ou de patrimoine.
L'impact sur les aides du CPAS
Attention : si vous vendez votre bien et utilisez le produit de la vente, votre patrimoine augmente temporairement, ce qui peut vous exclure du droit à l'aide du CPAS pendant plusieurs années. Le CPAS tient compte du patrimoine global et peut refuser son intervention si la personne dispose de ressources suffisantes.
Les alternatives à la vente
- La mise en location : le loyer perçu complète les revenus sans aliéner le bien.
- Le viager : la personne vend son bien mais en conserve l'usufruit ou le droit d'occupation.
- Le prêt hypothécaire inversé : encore peu développé en Belgique, il permet d'emprunter sur la valeur du bien sans le vendre.
Consulter un notaire avant de décider
Chaque situation est unique. Les implications fiscales (précompte immobilier, droits de succession), les règles de réserve héréditaire et l'impact sur les aides sociales rendent indispensable une consultation préalable auprès d'un notaire et d'un conseiller fiscal.