La décision d'entrer en maison de repos est rarement anticipée sereinement. Qu'elle fasse suite à une hospitalisation, à une chute ou à une dégradation progressive de l'autonomie, elle s'accompagne souvent d'un sentiment d'urgence. Pourtant, quelques jours de recherche structurée permettent d'éviter des erreurs que l'on regrettera longtemps.
1. Consulter les rapports d'inspection
En Wallonie, l'AViQ publie les résultats de ses contrôles sur son site. En Flandre, les rapports de l'Agentschap Zorg en Gezondheid sont accessibles en ligne. Ces documents révèlent les points de non-conformité relevés lors des visites et les suites données. N'hésitez pas à demander à la direction quel a été le dernier résultat d'inspection.
2. Visiter à l'improviste
Une visite sur rendez-vous montre ce que l'établissement veut vous montrer. Revenez un autre jour, en milieu de matinée ou après le déjeuner, sans prévenir. Observez l'ambiance générale, l'odeur des couloirs, la posture du personnel envers les résidents et la façon dont les sonnettes d'appel sont traitées.
3. Les critères à évaluer
- Le taux d'encadrement : nombre d'équivalents temps plein soignants par résident.
- La stabilité du personnel : un fort taux de rotation est souvent le signe d'un management problématique.
- La qualité des repas : demandez à voir un menu hebdomadaire.
- Le programme d'animation : activités adaptées, sorties, contacts avec l'extérieur.
- La politique de fin de vie : comment l'établissement accompagne-t-il les résidents en fin de parcours ?
- La localisation : une maison proche des proches favorise les visites régulières.
4. Impliquer le futur résident
Autant que possible, associez la personne concernée à la visite et à la décision, même si ses facultés cognitives sont réduites. Un résident qui a participé au choix de son établissement s'y adapte généralement mieux et plus rapidement.